La thyroïdite du post-partum est une inflammation de la glande thyroïde se produisant chez certaines femmes qui viennent d'accoucher (8 à 10 pour cent des femmes).
Ce type de maladie peut aussi apparaître en toute autre période, de même que chez les hommes, et il s'agit probablement d'une affection thyroïdienne auto-immune apparentée à la thyroïdite chronique de Hashimoto.
En général, elle comporte une période temporaire d'hyperthyroïdie qui dure de six semaines à trois mois dans le post-partum, et est suivie d'hypothyroïdie entre le troisième et le neuvième mois après l'accouchement.
Femmes à risque:
Les femmes à risque comprennent celles ayant des antécédents de thyroïdite post-partum et celles qui présentent des anticorps thyroïdiens dans leur sang et qui ne prennent pas de thyroxine.
Particularités cliniques et biologiques:
La thyroïde est augmentée de volume. Ce goitre est indolore. Il peut exister quelques signes d'hyperthyroïdie clinique et biologique.
La VS est normale et les anticorps anti TPO sont normaux ou peu élevés.
Parfois on constate une petite hyperthyroïdie biologique: TSH basse et T4 normale ou légèrement augmentée.
Lorsque l'inflammation de la thyroïde se produit après un accouchement, une quantité d'hormone thyroïdienne supérieure à la normale est sécrétée dans le sang, ce qui cause de l'hyperthyroïdie pendant une période pouvant aller jusqu'à deux mois.
Le traitement:
Si les niveaux d'hormones thyroïdiennes de la femme ne sont pas revenus à la normale après cette période, cette dernière peut développer de l'hypothyroïdie.
Dans ce cas, elle peut prendre un supplément d'hormone thyroïdienne pour rétablir ses niveaux hormonaux. Plusieurs mois peuvent être nécessaires pour que sa glande thyroïde guérisse après un accouchement et fonctionne de nouveau normalement. Il se peut aussi que l'hypothyroïdie persiste indéfiniment.
Habituellement, aucun traitement ou seulement un traitement symptomatique est requis dans la phase hyperthyroïdienne, et un traitement par thyroxine de courte durée, par exemple de six à douze mois, suffit pour la phase hypothyroïdienne.
Durant les trois premiers mois après l'accouchement, des symptômes de fatigue, de dépression ou de déficit de mémoire ou de concentration sont courants et n'ont souvent aucun rapport avec le niveau d'hormones thyroïdiennes de la femme. Toutefois, après cette période, les femmes porteuses de maladies thyroïdiennes ont davantage de ces symptômes et peuvent se sentir mieux si leur hypothyroïdie est corrigée par un traitement aux hormones thyroïdiennes.
On ne sait pas exactement pourquoi certaines femmes sont atteintes de thyroïdite du post-partum même si beaucoup croient que cet état est lié aux transformations qui s'opèrent dans leur système immunitaire durant la grossesse. Selon le Dr Silverberg, «la thyroïdite du post-partum affecte environ 5 pour 100 des femmes et l'un des symptômes est souvent la dépression. Généralement, toute femme qui présente des symptômes de dépression après avoir accouché se verra proposer de faire tester sa glande thyroïde de manière à s'assurer qu'il ne s'agit pas de la thyroïdite du post-partum.
Toutes les femmes qui souffrent de dépression du post-partum ne sont pas nécessairement atteintes de la thyroïdite du post-partum, mais c'est le cas pour certaines et c'est pourquoi il est important de faire le test.»
Affections thyroidiennes post-partum chez la mère
Dans le cas d'hypothyroïdie, on continue le traitement aux hormones thyroïdiennes après l'accouchement et on préconise l'allaitement. La quantité d'hormone thyroïdienne qui se retrouve dans le lait maternel est négligeable.
La maladie de Graves est sujette à revenir ou à empirer durant le post-partum.
En pareil cas, il faut soit commencer à administrer la médication antithyroïdienne ou en augmenter la dose, ou encore faire prendre de l'iode radioactif à la mère si elle n'allaite pas. Les femmes qui prennent du propylthio-uracile (PTU) peuvent allaiter leur enfant étant donné que peu de ce médicament se retrouve dans le lait maternel. L'allaitement est également possible pour les femmes qui prennent du méthimazole, bien qu'une quantité plus importante de ce médicament soit présente dans le lait maternel.
Dans les deux cas, la fonction thyroïdienne du bébé doit être surveillée.
Un traitement à l'iode radioactif devrait être définitivement envisagé; cependant, bon nombre de femmes qui préfèrent allaiter doivent en retarder l'échéance étant donné qu'une partie de l'iode radioactif administré à la mère est transmise à son nourrisson à travers son lait.
Ce type de maladie peut aussi apparaître en toute autre période, de même que chez les hommes, et il s'agit probablement d'une affection thyroïdienne auto-immune apparentée à la thyroïdite chronique de Hashimoto.
En général, elle comporte une période temporaire d'hyperthyroïdie qui dure de six semaines à trois mois dans le post-partum, et est suivie d'hypothyroïdie entre le troisième et le neuvième mois après l'accouchement.
Femmes à risque:
Les femmes à risque comprennent celles ayant des antécédents de thyroïdite post-partum et celles qui présentent des anticorps thyroïdiens dans leur sang et qui ne prennent pas de thyroxine.
Particularités cliniques et biologiques:
La thyroïde est augmentée de volume. Ce goitre est indolore. Il peut exister quelques signes d'hyperthyroïdie clinique et biologique.
La VS est normale et les anticorps anti TPO sont normaux ou peu élevés.
Parfois on constate une petite hyperthyroïdie biologique: TSH basse et T4 normale ou légèrement augmentée.
Lorsque l'inflammation de la thyroïde se produit après un accouchement, une quantité d'hormone thyroïdienne supérieure à la normale est sécrétée dans le sang, ce qui cause de l'hyperthyroïdie pendant une période pouvant aller jusqu'à deux mois.
Le traitement:
Si les niveaux d'hormones thyroïdiennes de la femme ne sont pas revenus à la normale après cette période, cette dernière peut développer de l'hypothyroïdie.
Dans ce cas, elle peut prendre un supplément d'hormone thyroïdienne pour rétablir ses niveaux hormonaux. Plusieurs mois peuvent être nécessaires pour que sa glande thyroïde guérisse après un accouchement et fonctionne de nouveau normalement. Il se peut aussi que l'hypothyroïdie persiste indéfiniment.
Habituellement, aucun traitement ou seulement un traitement symptomatique est requis dans la phase hyperthyroïdienne, et un traitement par thyroxine de courte durée, par exemple de six à douze mois, suffit pour la phase hypothyroïdienne.
Durant les trois premiers mois après l'accouchement, des symptômes de fatigue, de dépression ou de déficit de mémoire ou de concentration sont courants et n'ont souvent aucun rapport avec le niveau d'hormones thyroïdiennes de la femme. Toutefois, après cette période, les femmes porteuses de maladies thyroïdiennes ont davantage de ces symptômes et peuvent se sentir mieux si leur hypothyroïdie est corrigée par un traitement aux hormones thyroïdiennes.
On ne sait pas exactement pourquoi certaines femmes sont atteintes de thyroïdite du post-partum même si beaucoup croient que cet état est lié aux transformations qui s'opèrent dans leur système immunitaire durant la grossesse. Selon le Dr Silverberg, «la thyroïdite du post-partum affecte environ 5 pour 100 des femmes et l'un des symptômes est souvent la dépression. Généralement, toute femme qui présente des symptômes de dépression après avoir accouché se verra proposer de faire tester sa glande thyroïde de manière à s'assurer qu'il ne s'agit pas de la thyroïdite du post-partum.
Toutes les femmes qui souffrent de dépression du post-partum ne sont pas nécessairement atteintes de la thyroïdite du post-partum, mais c'est le cas pour certaines et c'est pourquoi il est important de faire le test.»
Affections thyroidiennes post-partum chez la mère
Dans le cas d'hypothyroïdie, on continue le traitement aux hormones thyroïdiennes après l'accouchement et on préconise l'allaitement. La quantité d'hormone thyroïdienne qui se retrouve dans le lait maternel est négligeable.
La maladie de Graves est sujette à revenir ou à empirer durant le post-partum.
En pareil cas, il faut soit commencer à administrer la médication antithyroïdienne ou en augmenter la dose, ou encore faire prendre de l'iode radioactif à la mère si elle n'allaite pas. Les femmes qui prennent du propylthio-uracile (PTU) peuvent allaiter leur enfant étant donné que peu de ce médicament se retrouve dans le lait maternel. L'allaitement est également possible pour les femmes qui prennent du méthimazole, bien qu'une quantité plus importante de ce médicament soit présente dans le lait maternel.
Dans les deux cas, la fonction thyroïdienne du bébé doit être surveillée.
Un traitement à l'iode radioactif devrait être définitivement envisagé; cependant, bon nombre de femmes qui préfèrent allaiter doivent en retarder l'échéance étant donné qu'une partie de l'iode radioactif administré à la mère est transmise à son nourrisson à travers son lait.
