L'hyperthyroidie

L'hyperthyroidie
Une hyperthyroidie est un excès de fabrication d'hormones thyroidiennes. Cet emballement provoque un hyperfonctionnement de tous les métabolismes : tout fonctionne trop et trop vite.
Causes:
- La maladie de Basedow ou maladie de Graves (70 % à 85 % des cas). Il s'agit d'une maladie auto-immune au cours de laquelle des anticorps stimulent excessivement la thyroïde et s'attaquent parfois aux tissus situés derrière les yeux ainsi qu'à la peau des pieds et des mollets.
- Les nodules thyroïdiens. Les nodules sont des petites masses qui se forment sur la glande thyroïde, en solitaire ou en groupe. Il en existe plusieurs types. Si un nodule produit des hormones thyroïdiennes, il arrive que cela entraîne un état d'hyperthyroïdie.
- La thyroïdite. Inflammation de la thyroïde, de nature infectieuse ou autre, causant une hyperthyroïdie durant une courte période de temps (dans ce cas, la thyroïde retrouve souvent son fonctionnement normal après quelques mois).
Cependant, la prise de certains médicaments riches en iode comme certains hypotenseurs et médicaments pour le coeur pourrait aussi en être une cause.
Symptômes
•Des palpitations cardiaques.
•Une augmentation de la transpiration et la présence fréquente de bouffées de chaleur.
•Des tremblements.
•De l'insomnie.
•Des sautes d'humeur.
•De la nervosité.
•Des selles fréquentes.
•Une faiblesse musculaire.
•Un souffle court.
•Une perte de poids malgré un appétit normal ou même accru.
•Une diminution ou même un arrêt des menstruations chez les femmes.
•L'apparition d'un goitre à la base du cou.
•Une exophtalmie et une sensibilité aux yeux, surtout lorsqu'il y a maladie de Basedow.
Les symptômes sont plus d'ordre nerveux chez les sujets les plus jeunes et d'ordre cardiaque chez les sujets plus agés.
Tous ces symptômes ne sont pas toujours présents et seule une analyse sanguine montrant à la fois une baisse des taux de l'hormone TSH et une élévation des taux de l'hormone thyroïdienne T4 permettra de confirmer le diagnostic.
Personnes les plus concernées:
•L'hyperthyroïdie frappe huit femmes pour un homme et, le plus souvent, se manifeste chez des personnes âgées de 20 à 40 ans.
•La fréquence de la maladie semble être plus élevée dans les familles chez lesquelles on a déjà diagnostiqué un cas.
L'on ne peut prévenir l'hyperthyroidie, mais il est possible d'en réduire l'impact sur la qualité de vie une fois la maladie diagnostiquée, en diminuant le stress, se reposant suffisament, adoptant un régime alimentaire riche en calories et en protéines afin de compenser les pertes que l'hyperthyroïdie a entraînées en provoquant une accélération du métabolisme (pour les personnes qui ont perdu du poids ou qui ont une faiblesse musculaire), en prenant des repas moins copieux, mais plus fréquents, évitant les aliments riches en iode (l'iode affecte la synthèse d'hormones thyroïdiennes), et en évitant la caféine et les aliments qui en contiennent puisqu'ils stimulent l'organisme.
En cas de problèmes oculaires, chez les personnes ayant la maladie de Basedow, l'on peut réduire l'impact sur la qualité de vie en évitant le vent direct dans les yeux, évitant la lumière vive en portant des lunettes de soleil, puisque les yeux sont plus sensibles aux rayons ultraviolets, utilisant des gouttes ophtalmiques lubrifiantes au besoin, appliquant des compresses froides sur les yeux, pour calmer l'irritation, et en surélevant la tête durant la nuit avec un coussin afin de réduire la pression dans la région oculaire.
Traitements médicaux:
Il importe, en toute priorité, de recouvrer l'euthyroïdie dans les plus brefs délais afin de soulager la personne atteinte et d'éviter les complications.
Pour ce faire, il existe différents traitements en fonction de la cause. Sont proposés les médicaments antithyroidiens, le traitement à l'iode radioactif ou encore la chirurgie (ablation totale ou partielle de la thyroide).
Médicaments antithyroidiens:
Ces médicaments (propylthiouracile ou méthimazole) empêchent la production de nouvelles hormones thyroïdiennes, sans causer de dommages permanents. Ils rétablissent un niveau normal d'hormones après six semaines à trois mois de traitement. Toutefois, la plupart du temps, ils ne guérissent pas le dysfonctionnement de la thyroïde.
Traitement à l'iode radioactif:
Utilisé depuis plus de 60 ans, l'iode radioactif (à de faibles taux) permet de détruire de manière permanente une partie des cellules thyroïdiennes, de sorte que la glande thyroïde produise moins d'hormones. Le traitement prend plusieurs semaines à faire effet, et entraîne un risque d'hypothyroïdie. L'iode radioactif non absorbé par la glande thyroïde sera éliminé par l'organisme en quelques jours. Les femmes enceintes ne peuvent recevoir un tel traitement, car l'iode radioactif peut détruire la thyroïde du foetus.
Les troubles oculaires qui accompagnent souvent la maladie de Basedow peuvent être traités par des corticostéroïdes (pour diminuer l'inflammation derrière l'oeil) ou par chirurgie (pour réduire la pression sur l'oeil).
Les effets indésirables sont rares mais parfois grave et nécessitent une surveillance régulière: agranulocytose (baisse du nombre de globules blancs, avec risque d'infection majeure), hépatite, fièvre avec éruption cutanée.
Autres approches:
-Homéopathie. Des traitements, différents selon chaque cas, peuvent être envisagés.
-Hydrothérapie. Les bains calmants sont recommandés avant de se mettre au lit, histoire d'aider à trouver un sommeil réparateur. Une compresse froide appliquée 15 minutes par jour sur un goitre ou sur les yeux lorsqu'on souffre d'exophtalmie apportera un certain soulagement.
-Médecine traditionnelle chinoise. Un bon praticien de la médecine traditionnelle chinoise pourra prescrire une préparation à base de plantes, le Long Dan Xie Gan Wan, par exemple, ou il proposera des séances d'acupuncture afin d'aider l'organisme du malade à retrouver l'équilibre hormonal perdu.
-Techniques de gestion du stress. Massage, yoga, méditation et autres techniques de gestion du stress peuvent s'avérer fort utiles pour aider, dans un premier temps, à retrouver une certaine sérénité et, par la suite, à prévenir une rechute.
Chirurgie:
Quand ces traitements ne sont pas assez efficaces et que la thyroide ne se "calme" pas, la chirurgie est alors envisagée.

# Posted on Sunday, 15 January 2006 at 6:20 AM

Edited on Tuesday, 10 July 2007 at 4:29 PM

Les examens

Les examens
De nombreux examens biologiques, parmi lesquels la mesure de la concentration dans le sang de la thyroxine, de la tri-iodothyronine ou de la TSH, sont utilisés pour mesurer l'activité de la thyroïde.
L'imagerie thyroïdienne comprend l'échographie et la scintigraphie.La scintigraphie de la thyroïde est une image ou un ensemble d'images qui reflète le métabolisme de l'iode au niveau de chacune de parties de la glande. Elle permet de préciser le traitement en cas d'hyperthyroïdie ou de nodule(s) thyroïdien(s).

Scintigraphie:
Déroulement:
On administre au patient soit du pertechnétate par voie intraveineuse, soit de l'iode 123 par voie intraveineuse ou par os. Ces traceurs radioactifs sont fixés par la glande thyroïde.
Les images sont réalisées à l'aide d'une gamma-caméra environ une demi heure après injection de pertechnétate ou bien 3 à 4 heures après administration d'iode 123.
Interactions avec les autres traitements:
La captation du radiopharmaceutique peut-être influencée par de nombreux médicaments : hormones thyroïdiennes, antithyroïdiens de synthèse, médicaments contenant de l'iode... Il est donc très important pour le médecin nucléaire de savoir quel médicament reçoit le patient et il est hautement souhaitable de réaliser la scintigraphie de la thyroïde avant les examens radiologiques avec produits de contraste iodés.
Préparation:
L'examen standard ne nécessite aucune préparation. Dans certains cas, on réalise un second examen après prise de triodothyronine. Il s'agit d'une épreuve de freinage pouvant être utile en cas de nodule chaud fixant l'iode de façon intense.
Risque:
Le pertechnétate et l'iode 123 sont très bien tolérés. Les effets secondaires sont extrêmement rares. Ils peuvent être injectés aux patients allergiques à l'iode car la masse d'iode est très faible, inférieure à l'apport alimentaire normal quotidien.
L'irradiation est très faible et l'examen peut-être pratiqué même chez le petit enfant. Il est cependant contre indiqué chez la femme enceinte. Le pertechnétate et l'iode 123 sont excrétés dans le lait et l'allaitement doit être suspendu pendant une durée à fixer avec le médecin nucléaire.
Bénéfices cliniques:
L'intérêt de la scintigraphie thyroïdienne est la visualisation de l'activité métabolique de la glande (par exemple de l'hyperthyroïdie) et des éventuels nodules.
La stratégie de traitement des nodules dépend de leur fixation du traceur (chaud ou froid) et des résultats d'autres examens (dosages hormonaux, échographie, ponction à l'aiguille fine avec analyse cytologique).
La scintigraphie joue un rôle majeur dans le diagnostic étiologique de l'hyperthyroïdie et permet d'ajuster la thérapeutique.

Cytpoponction:
La cytoponction se pratique avec une aiguille très fine, sans anesthésie. Elle est quasiment indolore. Elle consiste à piquer plusieurs fois dans le nodule, pour étudier les cellules en différents endroits. Vous pouvez ressentir une petite gêne pendant les 48 heures suivant ce geste, plus rarement un petit hématome.
Elle doit être pratiquée par un médecin qui en a une grande habitude et lue par un cytologiste très expérimenté. (Le cytologiste est un médecin spécialiste de la lecture de ce genre d'examen).
Elle se pratique sur les nodules de plus d'un centimètre de diamètre. Elle est parfois guidée par une échographie.
Résultat:
La plupart des cytoponctions reviennent bénignes ; 4% en moyenne sont malignes. Certaines sont douteuses et d'autres ininterprétables car elles ne contenaient que trop peu de cellules pour que le cytologiste puisse travailler dans de bonnes conditions. En cas de résultat positif (malin) ou douteux, vous serez confiés à un chirurgien.
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# Posted on Wednesday, 18 January 2006 at 11:42 AM

Edited on Wednesday, 18 January 2006 at 11:54 AM

L'hypothyroidie

L'hypothyroidie
Une hypothyroidie est une diminution du fonctionnement de la glande thyroide. Elle touche le plus souvent des gens qui ont plus de 50 ans. Parfois difficile à déceler, elle met un certain temps à s'installer.

Causes:
- une thyroïdite de Hashimoto, maladie auto-immune qui provoque la destruction de la glande thyroïde par des anticorps
- un traitement qui altère la glande thyroïde : à l'iode radioactif pour soigner une hyperthyroïdie, ou chirurgical pour enlever la glande thyroïde

Symptômes:
Les symptômes de l'hypothyroïdie sont liés au ralentissement du métabolisme. Ils dépendent de la sévérité de la déficience en hormones thyroïdiennes. Certaines personnes ne présentent aucun symptôme; le bilan sanguin permettra alors d'établir un diagnostic.

Chez l'adulte:
•Un manque d'énergie et de la fatigue.
•Une grande sensibilité aux températures froides.
•Un gain de poids (modeste) inexpliqué malgré un faible appétit.
•Un rythme cardiaque ralenti.
•Une irritabilité et parfois un état dépressif.
•Des crampes et des raideurs musculaires.
•De la constipation.
•Un visage enflé.
•Une peau pâle et sèche.
•Des cheveux secs, une perte de cheveux.
•Une voix grave et enrouée.
•Des périodes menstruelles irrégulières et des menstruations plus abondantes.
•Une confusion et des pertes de mémoire.
•Un goitre (parfois), qui crée une enflure à la base du cou.
•Un niveau élevé de cholestérol sanguin.
Chez l'enfant:
•Un retard de croissance.
•Un sommeil inhabituel.
•De la constipation.
•Des difficultés d'alimentation.
•Des pleurs enroués chez le nourrisson.

Personnes les plus concernées:
•Les femmes de plus de 40 ans.
•Les personnes qui ont des antécédents familiaux de maladie auto-immune.
•Les femmes diabétiques seraient plus à risque de développer l'hypothyroïdie durant ou après une grossesse.
Actuellement, le point de vue médical conventionnel considère qu'il est impossible de prévenir l'hypothyroïdie. Tout de même, par le diagnostic précoce et une alimentation qui fournit tous les nutriments essentiels au bon fonctionnement de la glande thyroïde, on pourrait parvenir à prévenir l'aggravation de la maladie, dépendamment de sa cause.

Traitements médicaux:
L'hypothyroïdie est une maladie qui ne se traite pas, mais se contrôle très bien en prenant quotidiennement de la thyroxine (T4) de synthèse en comprimé (Levothyroid® ou Synthroid®). La majorité des personnes devront toutefois en prendre quotidiennement durant toute leur vie.
Le traitement médical corrige rapidement les symptômes de l'hypothyroïdie chez les adultes, mais pour traiter des personnes âgées, il est préférable d'y aller progressivement pour ménager le coeur.
Un suivi médical (comprenant un test sanguin), généralement chaque année, est nécessaire pour vérifier que la dose administrée convient toujours aux besoins de l'organisme. Les besoins en hormones thyroïdiennes peuvent varier selon l'âge et d'autres facteurs, comme la grossesse.

Comment prendre les médicaments?
•Prendre le médicament chaque jour, à la même heure.
•Prendre le médicament toujours de la même manière, avec ou sans nourriture, afin d'obtenir un apport constant en hormones.
•Éviter de le prendre avec des produits contenant du lait de soya, puisque le soya diminue l'absorption de la thyroxine.
•On recommande d'attendre quatre heures avant d'ingérer les produits suivants, qui interfèrent avec l'absorption de la thyroxine:
- les produits qui contiennent du soya
- les suppléments de calcium, de fer ou les antiacides qui contiennent du calcium ou de l'hydroxyde d'aluminium.

Autres approches:
-Exercice physique: la pratique régulière d'activités physiques améliorerait le fonctionnement de la glande thyroïde. Il est d'autant plus important pour les personnes hypothyroïdiennes qui veulent se débarrasser d'un surpoids.
-Gestion du stress: les techniques qui aident à réduire le stress, comme le yoga, le Tai Chi et la méditation possèderaient aussi leurs intérêts pour les personnes hypothyroïdiennes.
-Homéopathie: l'homéopathie peut être utile pour stimuler la production naturelle d'hormones thyroïdiennes, surtout si le taux de TSH (l'hormone hypophysaire stimulant la thyroïde) est inférieur à dix (signe d'une faible hypothyroïdie) et qu'il n'y a pas d'auto-anticorps antithyroïdiens. S'il y a des auto-anticorps, l'homéopathie peut parfois ralentir la vitesse de destruction de la thyroïde. Cependant, il est probable que la thyroïde finira un jour ou l'autre par être trop détruite pour produire suffisamment d'hormones. Le remplacement hormonal médical sera alors nécessaire.
-Acupuncture: l'acupuncture obtiendrait des résultats intéressants comme traitement de soutien à une hormonothérapie de substitution thyroïdienne.
-Pharmacopée chinoise: une étude chinoise auprès de 32 personnes souffrant d'hypothyroïdie a démontré qu'un traitement à base d'herbes durant un an avait permis de diminuer considérablement les symptômes d'hypothyroïdie et de faire augmenter de manière importante les niveaux sanguins d'hormones thyroïdiennes.

Voici l'opinion d'un médecin sur le traitement de cette maladie:"Le plus souvent, on découvre une hypothyroïdie par un examen sanguin de routine ou chez quelqu'un qui a des symptômes qui ne l'empêchent pas de fonctionner. La maladie est rarement assez avancée pour mettre en danger la qualité de vie ou la survie dans l'immédiat. Je trouve donc souvent raisonnable de tenter des solutions naturelles avant de commencer un traitement de remplacement hormonal à vie. Un suivi médical fréquent est alors fortement conseillé pour s'assurer que le problème ne s'aggravera pas de façon dangereuse. Par ailleurs, si vous vous sentez bien avec un remplacement hormonal que vous prenez depuis quelques ou plusieurs années, je ne vois que peu d'intérêt à essayer autre chose que le remplacement hormonal."

# Posted on Sunday, 29 January 2006 at 7:18 AM

Edited on Monday, 06 February 2006 at 3:20 PM

L'hypothyroidie néonatale

L'hypothyroidie néonatale
Une hypothyroidie néonatale est une diminution du fonctionnement de la glande thyroide chez le nouveau-né.
L'hypothyroïdie chez le jeune enfant, particulièrement chez le nouveau-né, est réellement une situation d'urgence. Comme le développement normal du cerveau et des tissus neutres au début de la vie exige un niveau adéquat d'hormone thyroïdienne, une déficience de cette hormone peut causer des handicaps mentaux et physiques graves et irréversibles, état connu sous le nom de crétinisme. Or, nous savons que la majeure partie du développement du cerveau, soit 90 %, survient durant les deux premières années de la vie.

Dépistage:
De nos jours, aux États-Unis, tout nouveau-né est soumis au dépistage d'un niveau trop faible de T4 entre le 3ème et le 4ème jour de sa naissance, en même temps qu'on tire un peu de son sang sur un papier filtre pour le test de phénylcétonurie.
Habituellement, une mesure de la TSH est effectuée sur la même tache de sang chez les enfants dont les résultats de T4 se situent dans la tranche inférieure de 3 à 10 %. Un programme de second dépistage systématique à l'âge de 4 à 6 semaines a permis d'améliorer de plus de 10 % la détection de l'hypothyroïdie congénitale. Les résultats sont envoyés directement au pédiatre. Dans les cas où la T4 est faible et la TSH élevée, on doit de nouveau faire subir au patient les tests T4 et TSH avec les déterminations habituelles.

Effets sur l'intelligence:
Plus l'on tarde à traiter l'hypothyroïdie de l'enfant, plus grande sera sa perte de capacité intellectuelle.On a démontré que le QI ultime était notablement plus élevé chez les enfants dont l'hypothyroïdie avait été décelée et traitée avant qu'ils n'aient atteint 6 semaines, par rapport à ceux dont l'hypothyroïdie n'avait pas été traitée durant les 6 à 12 premières semaines.

Valeurs limites de T4:
Étant donné que l'hypothyroïdie néonatale est habituellement causée par une glande thyroïde ectopique ou hypoplasique, un peu d'hormone thyroïdienne peut avoir été libérée et être captée lors de la mesure de la T4. De petites quantités additionnelles d'hormone peuvent également être absorbées par le lait maternel. Par conséquent, les pédiatres doivent faire montre d'une grande suspicion à l'égard d'une valeur T4 allant de basse à normale, et faire subir un nouveau test au patient aussitôt que possible.

Tableau clinique:
Au-delà de 90 % des cas d'hypothyroïdie néonatale sont décelés au moyen d'une analyse de laboratoire, ce qui diminue les occasions d'établir un diagnostic clinique.
Le nouveau-né hypothyroïdien peut présenter un vaste éventail de symptômes qui peuvent être attribués à une variété d'autres dérèglements. Toutefois, lorsqu'on les évalue en tant que partie du tableau global, on reconnaît les signes et symptômes classiques de l'hypothyroïdie chez le jeune enfant : jaunisse, difficultés à la tétée, cri rauque, léthargie, hypothermie, hypotonie, abdomen distendu et peau tachetée.

Hormonothérapie de remplacement chez le nouveau-né:
L'opinion médicale la plus récente préconise que les nouveau-nés qui présentent un niveau de T4 allant de bas à normal et un taux de TSH élevé après les quelques premières semaines de vie, devraient être considérés hypothyroïdiens et recevoir un traitement jusqu'à l'âge de 2 à 3 ans. Après cette période, si l'on se demande si les résultats représentaient une condition transitoire, on peut alors supprimer sans danger l'hormone thyroïdienne de remplacement et mesurer les niveaux de T4 et de TSH après 3 à 4 semaines.
Dans tous les cas, le traitement doit être entrepris rapidement puis contrôlé, étant donné qu'un dosage de remplacement excessif ou insuffisant a des conséquences graves qui affecteront l'enfant sa vie durant.

Voici l'opinion d'un médecin:
"Je considère qu'un dosage de 12 à 15 µg/kg de comprimés de lévothyroxine est une posologie initiale raisonnable pour un nouveau-né. Après deux semaines, je diminue le dosage pour tenter de maintenir la T4 entre 10 et 15 µg/dl. Je vois le patient et contrôle la fixation de la T4 et de la T3 sur résine et lui fait subir un test de mesure de TSH hautement sensible à intervalles de 1 à 2 mois durant la première année, puis à tous les 3 à 4 mois au cours de la deuxième, période exceptionnelle pour la rapidité de la croissance et la demande hormonale. Il existe des preuves récentes que de petites variations passagères dans les concentrations de TSH de tests hautement sensibles ne sont pas particulièrement significatives."
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# Posted on Sunday, 29 January 2006 at 3:46 PM

La thyroidite auto-immune de Hashimoto

La thyroidite auto-immune de Hashimoto
La thyroidite auto-immune de Hashimoto est la cause la plus fréquente d'hypothyroïdie.

Qu'est-ce que cette maladie?
C'est une maladie fréquente qui touche surtout les femmes. Ce nom (Hashimoto) est celui du médecin qui en a fait la description la première fois au début du vingtième siècle.
C'est une maladie bénigne et facile à soigner.
Si le médecin fait doser à ses patients les anticorps anti-TPO, qui sont trop élevés, c'est la signature de cette maladie de Hashimoto.
Génétiquement influencé, l'organisme fabrique anormalement ces anticorps qui pourront ralentir le fonctionnement de la thyroide.
Ils n'ont rien à voir avec les anticorps des maladies infectieuses, il s'agit d'auto-anticorps, c'est à dire d'anticorps dirigés contre la thyroide, d'où le nom de maladie "auto-immune".
Il est inutile de doser régulièrement le taux de ces anticorps.

Les particularités cliniques et biologiques:
La thyroïde est augmentée de volume. Ce goitre est indolore. L'échographie peut montrer un aspect très hétérogène du tissu thyroidien avec parfois des micro-nodules ou des pseudo-nodules. Ceci n'est pas un caractère de gravité.
Les anticorps anti TPO sont élevés.
Parfois, on ne ressent aucun symptôme d'hypothyroïdie, et d'ailleurs, si l'on dosait les hormones thyroidiennes, elles seraient normales, ainsi que le TSH.
C'est le goitre et les anticorps qui permettent de faire le diagnostic de maladie de Hashimoto. Mais l'évolution se fera très souvent vers l'hypothyroidie.
C'est pourquoi on la dépistera régulièrement par des dosages de TSH, tous les 6 à 12 mois.
Mais il n'est pas rare de découvrir cette maladie lors du bilan d'une hypothyroïdie.
Il est beaucoup plus rare que cette maladie se manifeste, au début de son évolution, par une hyperthyroïdie.
C'est alors en faisant les examens pour comprendre la cause de l'hyperthyroïdie que l'on aura la surprise de trouver la maladie de Hashimoto.

Le traîtement:
Il consiste à donner un traitement substitutif par hormones thyroïdiennes dès que la TSH augmente.
Parfois, certains médecins proposent ce traitement alors que la TSH est encore normale: si
elle est "normale-haute", si le volume de la thyroïde est important, s'il existe des nodules...
dans toutes ces circonstances le traitement consiste plus à mettre au repos le fonctonnement de la thyroide que de traiter un manque qui n'existe pas encore.

# Posted on Saturday, 04 February 2006 at 10:11 AM